Bandol
est une petite commune d’environ 9000 habitants située entre mer et vignes,
touristique, paisible mais ayant la particularité de posséder en son sein une
brochette d’individus très atypiques et folkloriques tous autant les uns que
les autres mais ayant tous le même objectif ; être khalife à la place du
khalife.
Prenons par exemple Mumu, la vedette locale. Elle s’agite à longueur de journée, prend des photos de tout et n’importe quoi et consacre son temps à la désinformation. Elle est du style à zoomer sur un trou de fourmis pour faire croire qu’une météorite est tombée sur la ville. Elle se plaint de tout mais ne propose rien et quand on lui demande quelle solution elle envisage pour régler tel ou tel problème, elle vous blackliste. Ici, on l’appelle la reine des Fake News et brasse tellement d’air que les contribuables se demandent si cette élue de la république, payée avec l’argent de leurs impôts, n’occupe pas un emploi fictif. Toutefois, Mumu a su s’entourer de Michou, le kéké boy de Bandol dont seules les supers mamies rêvent de l’avoir pour partenaire de tango. Elle bénéficie aussi du soutien de Guitou un Facebookeur excité constamment censuré par le célèbre réseau social tant sa prose est du niveau des caniveaux.
Pas très loin de Mumu, nous avons Floflo, l’épicière portuaire. Elle rêve de s’asseoir sur le trône au point que c’est devenu une obsession. Floflo, c’est celle qui a abandonné ses électeurs en plein mandat alors qu’elle leur promettait de les représenter jusqu’au bout. Elle est autant excitée que Mumu mais, en plus, elle se prend pour la miss univers de la plage. Malheureuse ses piètres talents d’oratrice et sa méconnaissance de la législation française, malgré toutes les leçons qu’elle a prises, et sa faible popularité locale l’ont cantonné à se cacher derrière Martine de Bandol (ou d’autres pseudonymes), une facebookeuse qui passe sont temps comme Mumu à désinformer sur la vie locale. Heureusement que Floflo bénéficie de la popularité de son matelot car sans lui on demanderait encore qui elle est et ce qu’elle veut. Floflo est aussi la reine de la combine puisqu’elle a su entourlouper l’ancien édile sans aucune difficulté avant de le trahir quand elle comprit qu’il allait être reléguer au rang de simple conseiller municipal d’opposition. N’ayant pu faire alliance avec Mumu, vu son caractère exécrable, et ayant compris qu’elle ne gagnerait jamais seule une élection, elle a jeté son dévolu sur un brave gars, comme on dit dans le Sud, qui n’y comprend pas plus à la vie locale.
Marco, c’est le pantin de Floflo. Un innocent tout droit débarqué de Toulon qui avait rarement mis les pieds à Bandol auparavant. D’ailleurs, on dit qu’il habite toujours à Toulon pas très loin de l’Eglise Saint Georges dans une magnifique villa qui porte le nom de son Saint préféré. Appelé de Floflo et de quelque uns de ses acolytes peu recommandables, il pense que son père fut député de Bandol. Personne ne lui a expliqué qu’il n’y a pas de député à Bandol mais une 4ième circonscription du Var. Autrefois appelé le kamikaze, il sema toutefois, dans les années 2000, la zizanie dans la vie politique toulonnaise ce qui avait entraîné son exclusion illico presto du parti dont il était membre. Entre Toulon et la capitale où il est aussi avocat au barreau de Paris, on se demande quant et comment ce parachuté pourra exercer son mandat de magistrat s’il accède à la fonction d’édile. Mais pour Floflo, c’est l’aubaine. Elle pourra siéger sur le trône municipal en son absence à condition que son popotin puisse s’y insérer, ce qui n’est pas certain ! Marco bénéficie aussi du soutien de Fred, mal aimée des bandolais puisqu’elle n’a jamais dépassé les 8% au suffrage universel. Fred et Floflo, c’est le grand amour du moment. La question est de savoir combien de temps ça durera.
Pierrot, c’est l’ex de Fred. Lui aussi rêve d’être khalife à la place du khalife. Mais avant tout, il rêve de prendre sa revanche pour avoir été viré par celui dont il était autrefois le directeur de cabinet. Avec Pierrot ça marche droit comme dans l’armée. Ce n’est pas un mauvais bougre. Son seul défaut, c’est ses colistiers dont les QI sont proches du zéro absolu. Véro, on ne sait pas si elle s’éclaire à tous les étages. Quant à Lola et Doumé, les Bonnie and Clyde de Bandol, insatisfaits à longueur de journée, râleurs, ils dégainent sur tout ce qui bouge sans même savoir pourquoi. On les appelle aussi les commères bandolaises.
Puis on a Lolo, le vendeur de caissettes. Lolo c’est le type qui ne comprend pas grand-chose à la politique, ni même aux problèmes de la commune mais qui à la moindre occasion dégaine son mètre ruban pour expliquer qu’avec quelques centimètres de plus on pourrait résoudre le problème. Lolo se prend pour le Richard Gere de la plage mais il est loin de lui ressembler, à moins de le regarder de très très loin. Il déambule partout, sans succès puisque pas grand monde ne le connaît. Il est toutefois connu pour avoir trahi ses électeurs en rejoignant le camp de l’opposition dont ses électeurs ne voulaient pas entendre parler. Lolo cherche des colistiers. Il en déjà trouvé un peu recommandable. Espérons que les autres soient de meilleure qualité.
A Bandol, on a aussi Laeti, une ancienne associée de Jojo. Si pour l’instant, elle n’a pas encore fait connaître ses intentions, ses fidèles colistiers commencent à s’agiter en coulisse. Parmi eux, on retrouve JM, l’excité, Phiphi le failliteur qui passe son temps à animer un blog de désinformation et JY le faux-derche. C’est à cause d’eux, alors élus de la majorité, que le budget municipal n’avait pas été voté en 2015, entraînant par voie de conséquence une augmentation de 8,5 % des impôts locaux. Avec cette équipe de bras cassés, Laeti n’est pas prête de gagner une quelconque élection municipale si l’envi lui en prenait.
Enfin, on a Jojo, l’édile. Jojo c’est un type qui ne communique pas beaucoup mais ce qu’il dit il le fait. On ne comprend pas toujours ses choix mais le résultat est satisfaisant. Jojo a le mérite de ne pas avoir augmenté les impôts sous sa mandature. D’ailleurs, aucun des prétendants au trône n’a fait, à ce jour, une telle promesse gravée dans le marbre. Les autres promettent monts et merveilles avec l’argent des contribuables bandolais. Jojo a décidé de faire des économies. Certes, ça ne satisfait pas tout le monde mais par temps de crise vaut mieux rester sur une base d’imposition qui reste une des plus basses des communes du Var. D’ailleurs, le site de l’argus des communes récompense notre Jojo pour sa bonne gestion, ce qui est rare par les temps qui courent et le JDN indique que la dette par habitant n’a jamais été aussi basse. Jojo a toutefois un défaut ; celui de se mettre à dos tous les mafieux du coin qui pendant des années ont bénéficié de privilèges communaux. Il n’est aussi pas très ami avec le mis en examen du village voisin, ce qui lui vaut quelques coups bas dont ses challengeurs tentent d’en tirer profit.
Autour de tout ce petit monde bandolais, on a aussi quelques énergumènes qui pourraient figurer dans l’almanach universel. Par exemple, on a Gégé le petit et son acolyte Nat qui passent leur temps à déposer recours sur recours pour bloquer tous les projets mis en œuvre par la municipalité. Même s’ils sont systématiquement déboutés, ils ralentissent considérablement le démarrage des réalisations. On dit même qu’ils déposent des recours auprès du tribunal quand ils vont couler un bronze.
Janie, c’est la groupie de l’aviateur qui jadis régna sur Bandol. Janie est une pseudo-écrivaine, qui n’a jamais rien écrit d’intelligent mais qui anime un blog que personne ne lit. Ses douteux talents littéraires lui ont permis de la garder à très grande distance du prix Goncourt qu’elle rêvait pourtant d’avoir et l’ont conduit à exercer son métier dans un bahut miteux de la Seyne-sur-Mer qui était le seul à la vouloir par manque de volontaires. Janie émane la joie et la gentillesse. Il n’y a qu’à la regarder. Certains l’appellent Folcoche, d’autres, l’eumycète en référence à sa coiffure. Quoi qu’il en soit, ça ne doit pas beaucoup rigoler à la maison.
Enfin, on a les Gratteurs-de-Loups, des badauds qui déambulent dans les rues de Bandol en grouinant. Ces Bidochons sont de véritables spécimens, surtout lui. De sa forte voix, il vient expliquer aux provençaux comment ils devraient faire. Retourne élever des oies et des cochons dans ton bled a-t-on envi de lui dire ! Comment les plaisanciers ont-ils pu confier la gestion de leur secte à ce malfaisant ?
Des personnages atypiques, on en a encore toute une flopé à Bandol. Un roman pourrait être écrit à ce sujet. A l’approche des élections, les prochains mois risquent d’être agités. Espérons que de nouveaux excités ne fassent pas leur apparition !